As an unperfect actor on the stage
Who with his fear is put besides his part,
Or some fierce thing replete with too much rage,
Whose strength's abundance weakens his own heart.
So I, for fear of trust, forget to say
The perfect ceremony of love's rite,
And in mine own love's strength seem to decay,
O'ercharged with burden of mine own love's might.
O let my books be then the eloquence
And dumb presagers of my speaking breast,
Who plead for love and look for recompense
More than that tongue that more hath more express'd.
O, learn to read what silent love hath writ:
To hear with eyes belongs to love's fine wit.
Comme un misérable comédien sur la scène
dont l’interprétation se perd dans la peur,
Comme un acteur médiocre,
moi, Coriolan,
ou comme une chose sauvage et de rage pleine,
dont l’excès de force affaiblit son propre cœur;
moi aussi, faute de confiance, j’oublie de dire
le parfait cérémonial du rite d’amour,
j'ai oublié mon texte; je reste muet,
même au risque de la plus grande honte.(Coriolan V,3)
et dans mon amour, la force semble s‘affaiblir,
écrasé qu’il est sous son poids beaucoup trop lourd.
Que mes regards soient désormais mon éloquence
et de mon cœur bavard les messagers muets,
ils défendent mon amour et demandent récompense
plus que cette langue qui dit bien plus désormais
Apprends à lire les mots de l’amour silencieux:
l'intelligence c’est écouter avec les yeux.
'il y a un certain Keng Sang-tseu qui a acquis le Tao de Lao Tan.
Il est capable de voir avec les oreilles et d'entendre avec les yeux', disait Lie Tseu.
© Mermed 2014-2015